SARAHA GEORGET 1

ANTOKO MPANOHITRA PLD : Mitaky ny fialan’ny Filoham-pirenena.

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« Mihamahantra ny vahoaka Malagasy. Tsy misy mihitsy ny fampandrosoana». Io no manosika ireo mpanao  politika hitaky ny fialan’ny Praiministra. Ny antoko mpanohitra PLD na  “Parti Libéral Démocrate” kosa anefa ny Filohan’ny Repoblika mihitsy no takiany hiala amin’ny fitondrany. Noho izany no nanaovan’izy ireo taratasy misokatra ho azy. Anton’izany ny lokaloka nataon’ny filoha izay tsy nisy tanteraka.

“Roa taona izao no lasa kanefa tsy misy asa mivaingana mamaly ny filan’ny vahoaka”, hoy Saraha RABEHARISOA, Filoha Nasionalin’ny PLD. Fahity ny fitantanana no zavatra mitranga ankehitriny fa tsy krizy intsony, hoy izy.

Interview : Saraha RABEHARISOA

Nirina RAKOTOMIARINTSOA

VIDEO :

Mirakitra toy izao izany taratasy misokatra ho an’i Hery RAJAONARIMAMPIANINA Filoham-pirenena izany :

 Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

Votre Excellence Monsieur le Président,

Au lendemain des élections de Décembre 2013, les raisons de la grande espérance étaient: le changement, la justice, la paix et la stabilité. En effet, dans l’esprit des malgaches, Madagascar devrait constituer un havre de paix, de confiance et de bonheur. Beaucoup de choses se sont passées, vos premiers discours étaient prometteurs…

Mais après deux années du soi-disant retour à l’ordre constitutionnel, le PLD constate une faillite de votre gouvernance. La pauvreté a augmenté et sa prévalence est maintenant parmi les plus élevées au monde. Nous sommes parmi les peuples les plus pauvres de la planète. La majorité de nos compatriotes vit au jour le jour et se trouve dans l’insécurité totale. Madagascar est en train de perdre son unité, sa dignité et ses hautes valeurs ancestrales comme l’amour, la tolérance, le travail. Madagascar est entré dans une phase de désorganisation sociale :

 Des milliers de nos Ray aman-dreny dépendent des organisations charitables pour leur survie.

 Un nombre grandissant de familles se désintègre, des milliers de pères n’éduquent plus leurs enfants et/ou ne peuvent pas les nourrir.

 Des milliers de femmes choisissent de quitter leurs maris. D’autres se prostituent pour subvenir à leurs besoins vitaux.

 Des milliers d’enfants sont mal nourris ;

 Des milliers d’enfants ne sont plus ou pas scolarisés et sont contraints de mendier ou de travailler.

 Des milliers de jeunes sont au chômage ; la recherche d’un emploi est un défi quotidien.

 Les conflits quotidiens des parents induits par la précarité économique, assombrissent l’avenir des enfants et par conséquent, celui de la nation.

Comme dans tous les régimes qui se sont succédés, le mensonge, le népotisme et l’affairisme ont été et sont encore les caractéristiques du régime actuel : un régime, comme dans le passé, qui veut un contrôle absolu sur l’appareil de l’Etat pour assouvir ses intérêts particuliers de pillage économique. Il a montré son incapacité quasi-chronique à prendre les décisions de politique économique et sociale qui profiteraient à l’ensemble de la population. L’absence de mécanismes décisionnels participatifs est flagrante.

Les intérêts généraux s’effacent au profit de certains intérêts particuliers de groupes d’opportunistes, des rentiers, pas toujours convergents : liquidation masquée d’Air Madagascar, ZES, ADEMA, etc… Le régime agit sans aucun respect de l’orthodoxie en matière de bonne gouvernance et de transparence. Les revendications pour le changement se sont transformées en une protection des avantages et des rentes acquis ou nouvellement acquis.

Non ! La grande majorité de la population n’est pas satisfaite des résultats. Elle ne sera pas satisfaite tant que le vrai changement n’aura pas lieu et que ses effets soient perceptibles au niveau de nos vies quotidiennes.

Votre Excellence Monsieur Le Président de la République,

Madagascar souffre de l’absence d’une vision claire de l’Exécutif ; Même l’émissaire de l’Union Africaine a constaté que la situation politique est fragile !!! Tout le monde reconnait que la reprise ne sera pas facile mais si vous auriez agi avec justice et droiture, en marchant dans l’humilité, les malgaches auraient suivi votre exemple et ainsi délaissé les mauvaises habitudes et les mauvaises normes sociales qu’ils ont acquis au cours de ces dernières années.

Les nouvelles autorités et certains représentants de multinationales pratiquent les mêmes méthodes de gouvernance et de fonctionnement, qui ont été et sont les principaux moteurs des crises que Madagascar a traversées au cours de ces dernières décennies. La mauvaise gouvernance en est une. Elle est caractérisée par la corruption généralisée. Elle est partout pour ne prendre que quelques exemples : la non application de la loi fondamentale ; la tyrannie d’une élite minoritaire du pouvoir est la règle pour l’ élaboration de lois ; le débat et la participation démocratique ne sont pas une norme; l’ouverture des dépôts des candidature des élections municipales sans que le nombre de conseillers en soit connu; l’organisation des élections sénatoriales ; le lancement de soit-disant Appel à manifestation d’intérêt absents dans les médias internationaux alors qu’on justifie l’action pour l’appel aux investissements étrangers !!!!.etc., l’entretien d’une corruption active et passive à tous les niveaux de l’administration de l’Etat (l’exemple du traffic de bois de rose orchestré au niveau de la Présidence en est la preuve). Sans parler de la discrimination et de l’exclusion entretenue par les différentes autorités du régime, l’utilisation abusive de la force et l’insécurité generalisée…. Bref un système pervers qui entretient l’exclusion, et élargit l’inégalité entre les riches et les pauvres, l’urbain et le rural, entre le centre et la périphérie, etc.

Votre Excellence Monsieur le Président,

La démocratie, et notamment le développement, est bien plus qu’un système des élections libres et transparentes!! Ce n’est pas seulement la mise en place des institutions formelles. C’est aussi la construction d’institutions informelles, c’est à dire toutes les pratiques quotidiennes qui facilitent la vie culturelle, sociale et économique de l’ensemble de la communauté. Mais c’est aussi une pratique de la bonne gouvernance.

Ce n’est pas un discours bien agencé. Ce sont des actes qui contribuent réellement au bien être de la population. Ce n’est pas la tyrannie d’une « élite » minoritaire. Ce n’est pas la dictature de quelques personnes qui ont eu un pouvoir grâce à une élection soit-disant libre et transparente, ce n’est pas la dictature des soit-disants associations des légalistes ; la bonne gouvernance, c’est aussi l’écoute des autres, même s’ils sont minoritaires !!!!! La bonne gouvernance c’est l’organisation de débats pour les nouvelles politiques de changement ; la bonne gouvernance c’est le dialogue et non le jeu des mallettes et des prétendues enquêtes sans suite et sans issus. La bonne gouvernance c’est permettre aux journalistes l’accès aux données, aux bonnes informations pour éviter les mauvaises interprétations et les rumeurs sans fondement. C’est éduquer les malgaches et faire engager réellement leur responsabilité citoyenne. La bonne gouvernance c’est aussi éradiquer les associations maffieuses qui ne sont pas du tout inquiétées. Or, c’est l’inverse qui s’installe avec un Etat policier et des forces de l’Ordre répressives à la façon des « Tonton Makoto ». Des affaires scandaleuses et maffieuses perpétrées par vos proches et votre entourage démontrant l’absence totale de volonté politique de votre part de lutter contre l’impunité et la corruption.

Nous tenons à rappeler que seuls 750 000 malgaches ont voté pour vous au premier tour sur approximativement 8.000.000 de malgaches en âge de voter lors des élections présidentielles. Le processus de deuxième tour n’est qu’une norme qui nous a été imposée par le système et les malgaches la respecte. Mais cela ne suffit pas pour asseoir une stabilité. La confiance entre les autorités et la population est la condition première d’une stabilité politique.

La démocratie fonctionne quand tous les malgaches peuvent faire valoir leurs droits, s’acquitter de leurs responsabilités en tant que citoyens actifs et demander des comptes au gouvernement. Une nation se développe lorsque la confiance règne entre les autorités politiques et la population. Or l’engagement politique est très loin des préoccupations de la majorité de la population trop occupée à survivre au jour le jour. Quand ils font un effort, en votant au moment des élections, ce n’est pas par idéal démocratique. C’est pour espérer en retirer quelque chose rapidement et concrètement. Les constats des dernières élections en sont les preuves. Les autorités n’engagent aucune action concrète pour inciter à un vrai changement, pour que la démocratie soit réellement une norme de gouvernance. De plus, elles ne montrent même pas des actes, ni des comportements exemplaires !!! Elle s’accommode de cette situation pour profiter au maximum de la situation. La confiance des malgaches vis à vis des autorités reste à reconstruire.

La diversité de Madagascar, reconnue sur le plan géographique, géologique, culturel et social est pervertie et instrumentalisée par des groupes sans scrupules, pour des raisons sordides d’intérêts bassement matérialistes, politiques ou économiques. Certains groupes d’individus opportunistes et séparatistes poussent même leur cynisme jusqu’à utiliser ces différences enrichissantes comme moyen de cultiver et d’exacerber la discrimination voire l’exclusion. Une grande majorité des malgaches n’a plus confiance aux autorités.

Les comportements, les actes que les autorités du regime montrent et les décisions qu’elles prennent, entretiennent un environnement de pérennisation de la pauvreté et de dépendance de la majorité des malgaches vis à vis du pouvoir étatique ; même la classe moyenne s’est réduite au point de ne plus pouvoir jouer le rôle de levier qu’elle joue traditionnellement dans les mécanismes de développement.

Les pratiques, les décisions des autorités entretiennent des frustrations, des comportements d’agressivité, de haine, de violence entre Malgaches et par conséquent, génératrice de pauvreté et de déchéance pour le peuple malgache. Après ces deux années, caractérisées par la violation des valeurs républicaines à forte coloration clanique, le régime a fissuré encore plus le tissu social malgache jusque dans sa trame la plus profonde. L’Etat policier

Les conditions d’une désorganisation sociale sont réunies à Madagascar. En effet, des familles ont eu à déplorer la mort de leurs proches, la destruction de leurs biens, des arrestations et des emprisonnements ont été effectués avec des procédés militaro expéditifs. Le peuple malgache fidèle à sa sagesse ancestrale (Aleo very tsikalakalam-bola toy izay very tsikalakalam-pihavanana) caractérisée par une patience sans comparaison (Andriamanitra tsy andrin’ny hafa, andriko ihany) s’est montré très stoïque dans sa douleur et sa frustration.

Afin d’éviter l’irréparable, car la patience a des limites, des voix se sont élevées pour dénoncer les mauvaises pratiques et pour trouver une issue démocratique à la situation avant qu’il ne soit trop tard. Malheureusement, elles n’ont pas été prises au sérieux par les tenants du Pouvoir qui ont préféré les considérer comme de simples activistes. C’est encore une très mauvaise gouvernance, montrant une incompétence manifeste !

La politique n’a pas dépassé l’identification de l’Etat au pouvoir d’une coalition minoritaire. Lorsque le vote démocratique est supplanté par le vote clanique, l’Etat, censé être le protecteur de l’intérêt général, est condamné au chaos. Le bien commun est en effet et par essence opposé à la satisfaction des communautarismes. L’Etat s’effondre faute de crédibilité et de légitimité politique et cette déliquescence est génératrice de crise et de conflit.

Depuis plusieurs années les autorités s’appuyait sur quelques minorités, des fois des vrais prédateurs. Le résultat est là; on a eu des hommes de pouvoir mais pas des hommes d’Etat, des hommes paranoïaques, présomptueux et stupides.

Votre Excellence Monsieur le Président,

Il faut choisir maintenant et emprunter une autre voie mais non celle que vos prédécesseurs ont empruntée. Monsieur le Président, démissionnez ! Servez-vous des exemples du passé pour vous aider et soyez lucide et juste pour l’avenir de notre cher pays.

Votre Excellence Monsieur le Président,

Tout le monde sait que vous êtes chrétien et que vous pratiquez régulièrement au temple de Sabotsy Namena (Ambohinorina). Donc vous craignez Dieu et vous désirez lui plaire à tous égards à condition que vous écoutez la voie de la majorité des malgaches, que vous écoutez Dieu et non ceux qui se proclament de sages conseillers. Logiquement vous n’avez aucune raison d’avoir peur de prendre les bonnes décisions sauf si vous vous laissez influencer par des gens mal intentionnés ou si vous placez votre confiance en vous-même. A moins que nous nous trompons complètement !

Nous nous permettons de vous rappeler ce qui est dit dans la Bible, dans le livre de Jérémie chapitre 17 verset 5 à 10 et nous sommes convaincus que vous l’avez lu et que vous l’avez approprié en tant que Bon Chrétien; nous le citons:  » Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son coeur de l’Eternel ! Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitation. Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel et dont l’Eternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux et qui étend ses racines vers le courant, il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert. Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte. Et il ne cesse de porter du fruit ».

Votre Excellence Monsieur le Président,

Nous vous recommandons de relire le livre de 1 Rois chapitre 12 verset 1 à 24 de la Bible. Il raconte l’histoire du fils du roi Salomon, lorsqu’il a succédé à son père, il s’est trouvé devant une situation délicate comme ce qui se passe actuellement dans le pays. Ce jeune roi, à préférer écouter les conseils des jeunes gens au lieu de se conformer aux sages avis des vieillards. Ces jeunes étaient des gens qui avaient grandi avec lui, qui étaient ses copains, ses amis proches. Monsieur le Président, ceux qui vous entourent sont-ils des hommes sages? Sont-ils animés du même esprit que ces jeunes gens ou des sages vieillards dont les conseils n’ont pas été pris en compte par le jeune roi ?

Lors de la cérémonie de votre investiture, vous vous êtes engagé à devenir le Président de tous les malgaches, vos premiers mots ont montré une sagesse, vous devez écouter votre coeur et suivre l’exemple du Roi David qui a toujours consulté Dieu avant toute chose et ne s’est jamais laissé manipulé par qui que ce soit même lorsque son entourage lui demandait de tuer Saül son ennemi. Il a écouté la voie de la population et a écouté son coeur.

Monsieur le Président, rappelez-vous du Psaume de David chapitre 1 verset 1 à 3 dans la Bible ; « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit »

Votre Excellence Monsieur le Président,

Jamais le pays n’a connu une telle crise de gouvernance aboutissant à sa faillite. En deux ans de conduite du pays, la mise en pratique de votre modèle de gouvernance que ce soit d’ordre économique, sociale, environnementale, institutionnelle, organisationnelle et même comportementale ne laisse aucun espoir de prospérité pour la population malgache. Toutes les promesses présidentielles sont restées vaines à mi-mandat alors que d’autres grandes décisions hors promesses présidentielles impactant la vie de la population et du pays ont été prises sans consultation du peuple sous quelques formes que ce soit.

Nous osons espérer, qu’à la suite de la lecture de la présente lettre, vous prendrez la bonne décision d’écourter votre mandat afin de permettre d’organiser une élection anticipée conformément à la Constitution de la République. Cette décision donnera l’opportunité de refonder la Nation sur de bonnes bases, les générations futures seront alors fières de leur pays.

Nous sommes convaincus que c’est la seule solution viable actuellement pour éviter une explosion sociale dont les conséquences ne sont pas inimaginables.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de nos hautes considérations.

Saraha RABEHARISOA

Présidente du Parti Libéral Démocrate




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